• Loi de Programmation Militaire 2019-2025

    Le projet de loi de programmation militaire (LPM) pour 2019-202 5 a été présenté en Conseil des ministres le 8 février 2018. Il a été établi en 6 mois par le ministère de la Défense et seulement 3 mois après la conclusion Revue stratégique de défense et de sécurité nationale.

    Cette LPM permet à la France de tenir son rang, selon l’objectif assigné par le Président de la République d’être la « première armée d’Europe et deuxième armée du monde libre ».

    Cet objectif sous-tend « l’Ambition 2030 », qui consiste en un modèle d’armée « complet et équilibré ». Complet, car il disposera de toutes les compétences pour mener une opération majeure et préserver la souveraineté nationale dans l’ensemble des champs. Equilibré, car il garantira l’exercice soutenable des aptitudes nécessaires à notre défense (dissuader, protéger, connaître et anticiper, prévenir, intervenir).

    Pour y parvenir, le projet de loi de programmation militaire consacre l’engagement du

    Président de la République de porter le budget de la Défense à 2% du produit intérieur brut (PIB) en 2025, conformément à nos engagements dans l’Alliance atlantique. Le projet dessine une trajectoire sur le quinquennat passant de 1,78 % en 2017 à 1,91 % en 2023. 198 Md€ seront ainsi consacrés à la Défense d’ici à 2023 et 295 Md€ d’ici à 2025, soit 23% de plus que sur la période 2014-2019.

    Lucide sur l’environnement stratégique, ambitieux sur le plan budgétaire, cette LPM est également sincère en termes de finances publiques. Elle ne repose plus que sur ces crédits, et ne mobilise plus de ressources exceptionnelles, par nature incertaines. La provision pour les opérations extérieures augmentera substantiellement pour la porter à un niveau réaliste, soit 1,1 Md€ à partir de 2020, ce qui correspond à leur montant moyen depuis 2013.

    Au titre des engagements marquants contenus dans ce projet, figure en premier lieu l’attention portée à l’amélioration des conditions de vie et de travail des militaires, avec la pérennisation du Plan famille (530 M€ sur 5 ans), l’amélioration de la disponibilité de leur matériel et l’augmentation de leur volume d’entrainement.

    Replaçant le facteur humain au centre de l’action des armées, 6 000 créations de postes sont également prévues, dont 3 000 avant 2023. 1 500 postes concerneront le domaine du renseignement, notamment pour l’analyse des données techniques, et 1 000 postes seront consacrés au domaine cyber.

    Au-delà de cet effort sur les ressources humaines, l’augmentation des dépenses va principalement bénéficier aux équipements, avec 112,5 Md€ au total sur la période 2019-2023, et 172,8 Md€ d’investissement programmés sur 2019-2025.

    Enfin, outre la garantie du maintien de la supériorité militaire, cette LPM est également un texte de convergence entre la nation et son armée : les réserves militaires voient leurs crédits augmenter (200 M€), le Service militaire volontaire est pérennisé, les familles se voient mieux insérées dans les carrières.

    Après 27 heures de débat en hémicycle, l’examen de 328 amendements et l’adoption de 65 d’entre eux, le projet de LPM a été adopté en première lecture. 389 députés ont voté favorablement, 37 défavorablement. Le groupe LaREM a voté pour, tout comme les groupes Modem, UDI-Agir et Nouvelle Gauche. Le groupe Les Républicains s’est abstenu et les groupes de la France insoumise et de la Gauche démocrate et républicaine ont voté contre.

    Les aspects financiers du texte ont été très faiblement débattus. L’article 3 du projet de LPM, qui contenait la trajectoire financière jusqu’en 2025, a fait l’objet d’amendements de la part des groupes Les Républicains et Nouvelle Gauche, visant à « lisser » cette trajectoire en remplaçant la cadence de progression des crédits, actuellement de 1,7 Md €/an jusqu’en 2022 puis 3 Md €/an à partir de 2023, par une augmentation régulière.

    Les débats en commission de la Défense ont principalement porté sur le rapport annexé, largement enrichi, notamment de références à la défense européenne. En séance publique, le rapport annexé a bénéficié de précisions relatives à la défense européenne, mais aussi sur l’égalité réelle entre les femmes et les hommes et la tolérance zéro face aux discriminations.

    Enfin, la commission, en adoptant des amendements LaREM, a élargi le droit d’élection des militaires en position d’activité, prévu dans le texte initial pour les conseils municipaux de communes de moins de 3 500 habitants à l’article 18, aux communes de moins de 9 000 habitants et aux conseils communautaires représentant moins de 15 000 habitants. Cette position n’a pas été remise en cause en séance.

  • Intervention vidéo de Jean Marie fiévet à l’assemblée

  • Question écrite n° 5203

    Rubrique :professions de santé    Titre :Permettre aux infirmiers la vaccination sans prescription médicale

    M. Jean-Marie Fiévet appelle l’attention de Mme la ministre des solidarités et de la santé sur la capacité des infirmiers à vacciner les patients sans prescription médicale. En effet, depuis 2008 les infirmiers vaccinent sans prescription médicale préalable les personnes fragiles contre la grippe, à l’exception de la primo-vaccination. La loi prévoit que l’infirmier puisse revacciner l’ensemble de la population afin d’élargir la couverture vaccinale. Or le décret 2008-877 a été doublement restrictif. D’une part en limitant uniquement à la grippe, alors que les compétences requises sont les mêmes pour toutes les vaccinations. D’autre part en limitant aux personnes âgées et aux malades chroniques, entourage exclu, ce qui limite considérablement la portée de la couverture vaccinale. Dans un contexte où l’on fait passer le nombre de vaccins obligatoires de 3 à 11, les besoins en personnel disponible pour assurer une telle couverture vont exploser. Dès lors, il lui demande si elle envisage de libéraliser l’acte de vaccination à tous les infirmiers.

  • Question écrite n° 5271

    Rubrique :agriculture Titre :Nouveaux critères ICHN

    M. Jean-Marie Fiévet interroge M. le ministre de l’agriculture et de l’alimentation sur la refonte des critères d’attribution de l’indemnité compensatoire de handicap naturel. Quels sont les nouveaux critères retenus ? Comment ont-ils été retenus ? Enfin, quel dispositif d’accompagnement pour les agriculteurs qui sortent du dispositif ? Il souhaiterait connaître ses intentions sur ces questions.

  • Question écrite n° 5959

    M. Jean-Marie Fiévet attire l’attention de Mme la ministre des solidarités et de la santé sur l’association du planning familial. Après un entretien avec la coprésidente du planning familial des Deux-Sèvres pour évoquer certaines questions inhérentes aux établissements d’information, de consultation ou de conseil familial, plusieurs questions restent en suspens. Certaines de ces questions portent sur des réformes ou des dispositifs engagés depuis un certain temps que voici. Actuellement, le dispositif des établissements d’information, de consultation ou de conseil familial (EICCF) est en voie de réforme : les missions des EICCF de l’information à l’accompagnement et l’orientation inscrivent ces structures de proximité dans un dispositif territorial qui a tout son rôle à jouer dans un parcours d’accès aux droits et à la santé sexuelle, la parentalité et la prévention des violences qui soit accessible sans discrimination pour toutes et tous. Un décret est attendu depuis mars 2017 par les établissements et les associations qui les gèrent : quand sera-t-il arrêté ? Cette réforme va de pair avec la reconnaissance du métier de conseillère conjugale et familiale qui passe par l’inscription des certifications qualifiantes de conseil conjugal et familial au Répertoire national des certifications professionnelles et par l’inscription à l’inventaire pour les Éducateur.rice.s à La Vie. En son absence, la situation actuelle des professionnel.le.s est très inégale (reconnaissance, conditions d’exercices, salaires. Que compte mettre en place le ministère pour assurer l’égalité de traitements à tous ? Les missions comme les structures ne peuvent être efficaces et jouer leur rôle (prévention/promotion de la santé, accès aux droits, renforcement de la capacité à agir des personnes concernées en matière de santé sexuelle) que si elles ont la garantie d’une situation pérenne. Se pose donc la question de la stabilité des financements. Il lui demande d’expliciter les raisons de cette modification de circuit du financement (le budget consacré aux EICCF passe du BOP 304 (géré par les DDCSPP départementales) au BOP 137 (géré par les délégations régionales aux droits des femmes), quelle mise en œuvre concrète est prévue, à quelle échéance, et avec quelle garantie elle assure que le montant du budget déterminé nationalement sera redistribué aux établissements EICCF concernés.

  • Question écrite n° 6083

    Rubrique :enseignement secondaire Titre :Enseignement des SES dans la réforme du baccalauréat

    M. Jean-Marie Fiévet appelle l’attention de M. le ministre de l’éducation nationale sur l’éducation des sciences économiques et sociales (SES) dans le cadre de la réforme du baccalauréat. Il y a cinquante ans les sciences économiques et sociales étaient introduites au lycée, permettant l’entrée d’une « troisième culture », aux côtés des humanités et des sciences, contribuant ainsi à l’enrichissement de la formation intellectuelle et citoyenne des lycéens. La réforme annoncée va faire basculer les SES dans les disciplines de spécialité, et donc sortir du « socle de mesures communes ». Pourquoi ne pas les intégrer à l’enseignement commun afin de s’assurer de la bonne éducation des futurs citoyens ? Il lui demande quelle est la position du Gouvernement sur cette question.

  • Question écrite n° 5262

    Rubrique :administration Titre :Bugs sur les procédures d’immatriculation

    M. Jean-Marie Fiévet alerte M. le ministre d’État, ministre de l’intérieur, sur la nouvelle procédure de demandes d’immatriculations. Depuis le 6 novembre 2017 elles se font uniquement en ligne via l’Agence nationale des titres sécurisés et non plus dans les préfectures, où les services dédiés ont été fermés. Cette automatisation des procédures est en parfaite adéquation avec la volonté d’efficacité de l’État et de réduction des dépenses publiques. Seulement, le nouveau système rencontre des bugs automatiques qui provoquent de très longs et ennuyeux retards. Ainsi, certains citoyens, artisans ou salariés se retrouvent dans l’impossibilité d’utiliser leurs véhicules, entrainant des conséquences dramatiques sur leurs activités professionnelles et personnelles. Il lui demande de lui indiquer quelles sont les mesures prises par son ministère pour remédier au plus vite à cette situation ? En outre, il lui demande quelles sont les précautions prises vis-à-vis des utilisateurs qui se retrouvent pris au piège de ce système.

  • Commission de la défense : Auditions sur le projet de loi de programmation militaire

  • Commission de la défense : M. Alain Charmeau, président d’Ariane Group