• Sauvons plus de vies sur nos routes…

    La politique de sécurité routière est une priorité. C’est pourquoi, nous sommes déterminés à inverser la courbe de la mortalité routière qui augmente à nouveau depuis 2014.

    Chaque citoyen doit s’engager en faveur de la sécurité routière pour protéger l’ensemble des usagers de la route. C’est le sens des 18 mesures fortes que nous portons avec la majorité présidentielle.

    L’engagement de chacun est nécessaire. Il faut donc favoriser une responsabilisation face aux risques routiers des jeunes, des professionnels mais aussi des seniors pour qu’ils deviennent tous acteurs de leur propre sécurité.

    Les accidents de la route sont la première cause de mortalité des jeunes de 18 à 25 ans. Les nouveaux titulaires du permis de conduire devront donc signer au préalable à l’obtention du certificat une charte numérique les engageant à respecter et à protéger l’ensemble des usagers de la route.

    La protection de tous les usagers de la route, et la baisse du nombre de personnes disparues passe également par une réduction de la vitesse moyenne sur les routes les plus sujettes à accident. 55% des accidents mortels (1911 morts en 2016), se produisent sur les routes du réseau secondaire où la circulation est à double sens sans séparateur central.

    C’est pourquoi, une baisse des vitesses maximales autorisées sur les routes où la mortalité routière est la plus forte, en passant de 90 à 80 km/h, s’impose pour orienter durablement la courbe de la mortalité routière à la baisse. Il est instauré une clause de rendez-vous au 1er juillet 2020 afin d’étudier avec précision et objectivité l’impact sur l’accidentalité de cette mesure. Une telle mesure présente également l’avantage d’améliorer la fluidité du trafic et de diminuer les émissions polluantes dans l’environnement.

     

     

    La lutte contre la conduite sous l’emprise d’alcool fait aussi partie de nos engagements. C’est l’une des premières causes de la mortalité routière. A un taux de 0,5g/l de sang, le risque d’accident pour un conducteur qui a bu est multiplié par deux par rapport à un conducteur sobre. Les alcoolémies les plus excessives sont les plus meurtrières : les 2/3 des accidents mortels liés à l’alcool se produisent avec des conducteurs dont l’alcoolémie dépasse le triple du seuil légal, soit 1,5g/l. De ce fait, faire évoluer le seuil légal d’alcoolémie aurait un effet très limité sur l’accidentalité.

    Face à cela, le premier temps sera d’inciter les usagers de la route à l’auto-évaluation de leur taux d’alcool par la suppression de l’obligation de détenir un éthylotest dans son véhicule pour privilégier un développement des partenariats avec les débits de boissons alcoolisées pour généraliser la mise à disposition d’éthylotests et le développement d’actions conjointes de prévention, tout en généralisant la vente d’éthylotests à proximité des rayons de boissons alcoolisées dans tous les établissements de boissons à emporter

    Dans un second temps, il sera rendu obligatoire la pose d’un éthylotest anti-démarrage (EAD) avec suivi médico-psychologique en cas de récidive d’infraction de conduite en état alcoolique.

    Sauver plus de vies sur les routes passe aussi par une protection accrue des piétons. Les personnes les plus touchées sont les plus de 75 ans, les jeunes piétons de 18-24 ans et les enfants piétons de moins de 14 ans. Il est donc prévu entre autres, d’augmenter la visibilité des piétons en repensant l’aménagement des abords immédiats des passages piétons, de renforcer la protection des piétons mal ou non-voyants par une optimisation des dispositifs sonores ou tactiles associés aux feux-rouges, de favoriser les déplacements en sécurité des enfants, piétons ou à vélo, en encourageant le développement d’itinéraires dédiés et encadrés (pedibus et vélo-bus).

    Nous souhaitons par la même occasion accompagner le développement de la pratique du vélo en toute sécurité. Il présente de nombreux bénéfices pour la santé et l’environnement et doit s’accompagner d’une information accrue sur les équipements de protection.

    Mais la protection des deux-roues concerne aussi les cyclomotoristes, les motocyclistes, les scootéristes. Il est donc indispensable de continuer à améliorer la pratique du motocyclisme, en agissant à la fois sur la formation, l’équipement et la visibilité des motocyclistes mais aussi de tous les usagers de deux-roues motorisés. Il est prévu d’autoriser l’allumage de jour, en dehors des périodes de faible visibilité et hors agglomération, des feux de brouillard pour les motocyclistes, tout en encourageant le port de bottes et d’une protection gonflable de l’ensemble thorax/abdomen (airbag), en développant les partenariats avec les moto-écoles afin d’accoutumer les futurs conducteurs au port de ces équipements durant l’apprentissage de la conduite.

    Ces mesures sont essentielles afin d’inverser la courbe de la mortalité sur nos routes.
    Nous pouvons chacun concourir à la sécurité des usagers de la route !